L’évangile de la Révolution – Cinémolette
Cet événement est terminé
-
Date
27 janvier 2026
-
Heure
20h30
-
Espace Michèle Bernard - Salle La Passerelle
1 montée des Fabriques
42220 St-Julien-Molin-Molette
Documentaire français de François-Xavier Drouet
Durée : 1h55
Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XXe siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel.
Voilà un film passionnant, salutaire, qui nous parle d’un temps et d’une Histoire que les moins de… cinquante ans (environ) ne peuvent pas connaître. Une histoire de religion et de politique qu’il est bon de remettre en lumière, car il fut un temps finalement pas si éloigné où, convaincus de l’essence révolutionnaire du christianisme, une grosse poignée de prêtres, curés, femmes et hommes d’Église ont voulu croire en l’avènement du Royaume de Dieu sur la terre plutôt qu’au ciel et pris fait et cause pour « le peuple » contre les oligarques, propriétaires terriens, colons, militaires au pouvoir. C’était dans les années 1960 à 1980, à travers une Amérique Latine alors en proie aux dictatures, du Salvador au Mexique en passant par le Brésil, installées et financées en sous-main par les USA. Si la hiérarchie cléricale, dont l’histoire se confond avec la colonisation et le génocide des indigènes, est viscéralement anticommuniste et soutient les pouvoirs conservateurs, les représentants du bas clergé local (notamment jésuites ou dominicains) et de nombreuses religieuses, au contact de la misère de leurs ouailles, font preuve de plus en plus d’empathie avec les luttes populaires, soutiennent les soulèvements, certains prêtres prenant les armes au sein des guérillas, au nom du message du Christ. Et au grand dam des prélats et du Vatican.
« Le christianisme n’est pas l’opium du peuple, c’est l’opium de la bourgeoisie, qui vient calmer sa mauvaise conscience. » Leonardo Boff, théologien brésilien
Mardi 27 janvier 2026 – 20h30