Historique du village de St Julien Molin Molette
Historique de Saint Julien Molin Molette
Molendino Moletane
(nom d’origine romaine qui signifie moulin et molette - pierre à aiguiser-)
Les premières traces datent de l’an mille avant JC avec les Ligures (peuples des statues et menhirs - le menhir du FLAT sur la commune de Colombier)
Ensuite en 500 avant JC se sont les Gaulois (les Ségusiaves plus exactement) qui arrivent, puis en 14 avant JC l’empire Romain administre le territoire où est situé Saint Julien. Les Romains exploitent la galène de plomb et l’Alquifoux (sulfure de plomb, fondant des vernis des poteries primitives) car il est très facile d’en trouver sur notre territoire (sur la commune d’Eteize), de plus les grandes étendues de bois permettent facilement son exploitation.
Evangélisé vers le 3ème et 4ème siècles après JC, Molendino Moletane adoptera le nom de Saint Julien [1] vers l’an mille, suite à l’élévation d’une église dédiée à ce saint qui passa par là il y a très longtemps...
Vers 400 après JC, se sont les Burgondes qui laisseront la place vers 520 au Francs après quelques incursions Sarrazine de 730 à 760 (quelques lieux portes encore la trace de ces incursions- la borne des Sarrazins-la Roche Sarrazine-etc...) .
Vers le 8ème siècle, d’après la tradition locale, subsistaient à Saint Julien, sur la montagne qui domine le village, deux châteaux fameux, célèbres par leurs guerres et leurs haines : celui de Bel Air à Picoutiou et celui de Malamort à Taillis Vert. De ces châteaux, il ne reste plus rien aujourd’hui.
Ensuite Saint Julien passera sous plusieurs Diocèse et Prieuré, celui de Saint Sauveur en Rue et après Vienne.
En 1700, deux industries nouvelles vinrent s’implanter à Saint Julien, l’exploitation des mines de plomb et le moulinage des soies. La concession des mines s’étendait en grande partie dans le département de l’Ardèche, mais le chef-lieu et les fonderies étaient à Saint Julien. Le minerai de Saint Julien renfermait, outre le plomb (galène), de l’argent et du cuivre en abondance, à Etèze, à Revoin, à Vilette, mais le principal filon était dans la montagne de la Pauze appelée la Rivory.
En 1669, Saint Julien vit arriver dans son sein ce qui fit toute sa gloire : l’industrie des soies. Ce fut un sieur Pierre Benay, qui le premier installa à Saint Julien une petite filature. Vinrent ensuite le moulinage, le tissage des crêpes et foulards, et enfin l’impression des tissus. Saint Julien semble avoir été un des premiers centres de tissage de crêpes et foulards, et avait acquis de ce fait une réputation justifiée.
En son temps, l’industrie de l’impression sur tissus avait acquis elle aussi une importance et une réputation considérables. Cette industrie n’existe plus aujourd’hui.
Au temps de l’exploitation des mines de plomb, Saint Julien était peuplé d’Allemands, la soierie y attira les Italiens et l’impression amena les Belges et les Polonais.
Depuis 1834, Saint Julien possède un marché qui a lieu tous les mardis.
Le bureau de Poste existe depuis 1841.
Vers 1866, une nouvelle industrie vint apporter à Saint Julien un complément d’activité, en ce qui concerne la main d’œuvre masculine, qui ne trouvait pas toujours à s’employer dans les usines de soieries. Cette nouvelle industrie concernait la fabrication d’objets religieux, elle exporte ses productions dans le monde entier.
[1] Soldat, Julien fuit le Dauphiné où sévit la persécution ordonnée par l’empereur, son homonyme. Déserteur et chrétien, il se cache en Auvergne en attendant des jours meilleurs. Mais dénoncé, Julien se rend au juge afin de ne pas compromettre la personne qui l’abritait. Sur son refus d’apostasier, il meurt décapité, près de Brioude, vers 362.